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Rentrée scolaire 2011/2012




La rentrée des classes sera belle et bien effective au début du mois d’octobre, plus précisément le 1er octobre, dans tout le territoire burkinabè comme de tradition d’ailleurs.

 

Fini les trois mois de repos bien mis à profit pour les voyages et autres distractions.

 

La rentrée administrative étant déjà effective ce mois-ci, reste celles des élèves. D’ores et déjà la plupart des établissements privés ont déjà commencé depuis la mi-septembre.

 

Est-ce la preuve d’une longueur d’avance?

Je ne saurais vous le dire.

 

Le choix de l’établissement a toujours été une question récurrente chez les parents, bien normal d’ailleurs. Le moins que l’on puisse dire, c’est que plus d’un parent souhaiterait inscrire son enfant dans le privé que dans un établissement à défaut (public) si les contraintes financières ne se poseraient pas.

 

Du primaire à l’université, les établissements privés représentent la force de qualité de l’enseignement selon certaines langues. Aujourd’hui, les écoles poussent de part et d’autre de la ville, des espaces verts se mutent en «École des Excels», «École Square»... Des immeubles d’habitation se transforment, quant à eux, en université privée ou école supérieure.

 

Cette donne est à encourager quand on sait que dans le public c’est le «sauve qui peut». S’il n’y a pas de déficit d’enseignant, c’est le surnombre de l’effectif dans les salles de classe qui handicape qualité de l’enseignement. 130 à 150 élèves par classe. Cela laisse à croire que l’élève est laissé à son propre compte.

 

Qu’il faut réformer le système éducatif d’après certains observateurs et syndicaux, enfin, apporter de l’aide aux parents dans leurs efforts.

 

Les parents d’élèves ont par ailleurs remarqué cette année lamentablement qu’en plus des fournitures scolaires, les frais de scolarité dans le privé ont connu une augmentation exorbitante allant de 10.000 à 28.000 francs CFA additionnel.

 

La nouvelle n’est pas la bienvenue. Le débat fait rage au Faso. Les APE (Association des Parents d’Élèves), le corps enseignant, le ministre de tutelle, chacun reste à la défensive.

 

Espérons que ce qui brûle en interne s’éteindra bien avant d’avoir atteint l’externe enfin, que l’école burkinabè évite les lacunes observées l’année précédente.

 

Zcultur.

(Photo UNICEF)



29/09/2011
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