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"3 femmes, 1 village"

La série télévisuelle "3 femmes, 1 village", produite par Jovial Productions que dirige Aminata Diallo Glez, alias Kadi joli, est en boîte, après cinq mois de tournage. Le clap de fin a été donné par la première Dame du Burkina et marraine de la série, Mme Chantal Compaoré, le 29 octobre 2009 à Ziniaré, en présence du président de l'Assemblée nationale Roch Marc Christian Kaboré

Les télespectateurs burkinabè ont connu "3 hommes, 1 village". Il faudra désormais compter avec "3 femmes, 1 village", le prolongement de la première série et produite par Jovial Productions de Aminata Diallo Glez, menant une triple casquette de réalisatrice, productrie, comédienne dans cette nouvelle aventure. Après cinq mois de tournage à Ziniaré où l'équipe de Jovial Productions a installé ses pénates, Kadi Joli et sa bande ont voulu donner un cachet particulier à la fin de l'aventure cinématographique.

En effet, c'est la première Dame du Burkina et marraine de la série, Mme Chantal Compaoré, qui a donné le clap de fin, sous le regard amusé d'un invité de marque, le président de l'Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré. A cette occasion, la première Dame a signifié que sa présence sur le plateau de la série, matérialise un engagement pris lors du dernier FESPACO, de soutenir les femmes cinéastes. Chantal Compaoré a aussi traduit ses encouragements à toute l'équipe de tournage pour le travail produit et pour les éventuelles séries à venir. La productrice et la réalisatrice de la série Aminata Diallo Glez a traduit sa gratitude à la marraine pour s'être signalée par de récurrentes visites afin de soutenir la quarantaine de personnes qui se sont supportées pour porter la série "3 femmes, 1 village".

Le pouvoir discret du pagne

Pour la productrice, le clap de fin marque un soulagement et un pincement au cœur "soulagement parce que la série est en boîte et pincement au cœur car l'heure de la séparation a sonné pour l'équipe de tournage qui est devenue une famille", dira Aminata Diallo Glez.

Pour la productrice, "3 femmes, 1 village" n'est pas à proprement parler une suite de "3 hommes, 1 village", mais elle en est un prolongement. La nouvelle série est une occasion de diffuser à nouveau la joyeuse énergie de ces personnages, tout en adoptant un point de vue, légèrement différent : celui des femmes qui mènent discrètement la danse comme c'est, en Afrique, le plus souvent le cas. Téné (Odilia Yoni), Marie (Aminata Diallo Glez), Latitia (Leila Tall) deviennent les véritables protagonistes des différentes péripéties dans la nouvelle dramaturgie, les hommes n'étant réduits qu'à de modestes faire-valoir. Selon le synopsis de "3 femmes, 1 village" l'histoire se déroule à Kikideni, un village aux confins de la savane. Dans ce petit coin de brousse règnent en maître le chef (Halidou Sawadogo), Ladji (Rasmané Ouédraogo) le curé (Ildevert Méda). A l'abri des tourments de la ville, la modeste et fière bourgade africaine n'en est pas moins secouée par des petites crises locales, souvent burlesques. Mauvaise foi, bagarres futiles, complicité teintée de rivalité et rivalité truffée de complicité émaillent la vie de ces trois hommes qui ne portent guère attention aux femmes qui les entourent. Erreur....

Derrière les trois hommes de Kikideni, il y a des femmes à forte personnalité. Téné, la première épouse de Ladji, femme modèle, musulmane, presque l'oreille silencieuse de la cour, Marie, la seconde épouse, catholique, candide et curieuse, l'œil du foyer dans le village. Et Laetitia, l'institutrice, parachutée de la ville avec le savoir du "blanc", indépendante et inspirant méfiance aux tenants de la tradition, réparent en coulisse les bêtises des grands enfants que sont ladji, le chef et le curé... Série de 30 épisodes de 26 mn chacun, "3 femmes, 1 village", a été réalisée par Aminata Diallo Glez, Issa Traoré de Brahima, Abdoulaye Dao. La dernière née des séries de Jovial Productions pourra être "dégustée" bientôt sur les écrans, de la télévision nationale du Burkina (La RTB coparraine la série). Et selon la productrice- réalisatrice, les télespectateurs pourront découvrir "ces couleurs chaudes, cette fausse léthargie du village écrasé de soleil, ce rythme bouffon qui réveille une brousse silencieuse...".



03/11/2009

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