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L'école Sikasso-Cira malgré sans tôles acceillent les élèves pour la rentré

Quatre mois après avoir été décoiffée (dans la nuit du 07 au 08 Juin 2013), l’Ecole de la gare sise à Sikasso-Cira reste toujours sans tôles. L’édifice a tout de même accueilli les élèves ce 1er octobre 2013. Pour une rentrée scolaire pas comme les autres.

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48 ans après sa création, l’école primaire de la Gare à Bobo-Dioulasso vit une rentrée pour le moins pénible. Décoiffée suite à une pluie diluvienne, l’école a reçu les enfants dans la cour au lieu des salles de classes pour cette rentrée 2013-2014. Les salles de classes étant sans toiture. Pris par des interpellations de parents d’élèves, nous avons retrouvé un directeur songeur sur les lieux.

Songeur car quatre mois après l’incident, le directeur lui-même a du mal à croire que son établissement reste encore décoiffé. Alors que ses supérieurs hiérarchiques et le maire de la commune de Bobo-Dioulasso avaient fait des promesses dès le lendemain du sinistre.

 

De juin à octobre, rien n’a été fait. Et le directeur se nourri de la récente promesse du maire Salia Sanou sur les antennes de la Radiotélévision du Burkina (RTB). A en croire effectivement le maire Salia Sanou, la situation de l’école est imputable à plusieurs facteurs. Dont le silence du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation à sa requête de soutien.

 

Mais aussi et surtout aux lourdeurs administratives. Estimée à un peu plus de 20.000.000 de francs CFA, la réhabilitation et d’autres travaux y afférents de l’établissement ne pouvaient pas faire l’objet d’une procédure d’attribution de gré à gré selon le maire. Alors que l’attribution par voie publique du chantier requiert des normes et du temps qui dépassent la compétence de la commune de Bobo-Dioulasso.

 

Face à cette situation, Salia Sanou demande à l’Etat de tenir compte des cas d’urgences dans sa démarche d’attribution des marchés publics. En attendant, les écoliers, insouciants, n’ont que la joie de la rentrée à savourer.

Les parents d’élèvent menacent

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De la rencontre d’information avec les parents d’élèves, le Directeur Issouf Traoré retient une chose. La menace des parents d’élèves de se faire entendre si toutefois l’école reste infréquentable à la fin du délai (Il ne reste plus qu’une semaine) promis par le maire.

 

A notre arrivée en tout cas, la colère et la stupéfaction des parents d’élèves rencontrés sur les lieux en disaient long. Avec le directeur, des parents d’élèves s’interrogent même sur le bien-fondé du processus de transfert des compétences de l’Etat aux collectivités territoriales. Effective pour le ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation (MENA), ce processus est voué à l’échec selon bon nombre d’interlocuteurs. A commencer par le directeur qui dit n’avoir jamais été concerté par un maire sur des questions relatives à l’éducation. Issouf Traoré pense que les mairies n’ont ni les structures ni le personnel pour gérer la question de l’éducation. Dépassé, le directeur se demande même si la question de l’éducation est une priorité au Burkina.

 

Ousséni BANCE

Source: Lefaso.Net



01/10/2013

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