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FESTIMA 2014 : 45 groupes de masques attendus

La 12e édition du Festival international des masques et des arts (FESTIMA) de Dédougou se tiendra du 24 février au 02 mars 2014 sous le thème : « masques, dialogue culturel et paix en Afrique ». Prestations de groupes de masques, conférences, panels, expositions sur les richesses et menaces des masques africains, les nuits au village… sont au menu. 45 groupes de 6 pays, 900 acteurs des masques, 100 000 visiteurs sont attendus dans la cité du Bankuy.

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A dix jours de l’évènement, les organisateurs ont animé une conférence de presse pour faire le point des préparatifs et présenté les activités au programme. La rencontre a eu lieu dans l’enceinte des Editions Sidwaya à Ouagadougou. Que ce soit l’accueil des groupes de masques invités, leur séjour, leur transport, les travaux d’aménagements pour les expositions…, le comité d’organisation du FESTIMA 2014 dit être à pied d’œuvre.

 

45 sociétés de masques provenant de 6 pays (Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Mali et Togo), plus de 900 acteurs de la tradition du masque et Plus de 100 000 visiteurs (décideurs politiques, acteurs de la tradition, leaders d’opinion, chercheurs, artistes, journalistes, étudiants, enfants…) sont attendus à ce rendez-vous du masque africain. Le menu en vaut le déplacement : prestations de masques, réflexions et échanges thématiques, marché africain (près de 200 stands pour la promotion des produits artisanaux et locaux) ; mobilisation sociale et un dîner gala ; les nuits au village (musiques et danses des terroirs des pays participants).

 

Le FESTIMA dans la dynamique de la professionnalisation

L’Association pour la sauvegarde des masques et des arts (ASAMA) de Dédougou est la structure organisatrice du FESTIMA. Elle se dit résolument engagée dans une dynamique de professionnalisation du festival, ce au regard de l’envergure du festival et de ses marges de progression encore importantes de l’évènement. Cette année, le Programme national de volontariat met à la disposition des organisateurs une centaine de bénévoles. Pour qu’ils puissent jouer un rôle central dans l’organisation de la manifestation, il est prévu une formation de ces bénévoles à partir du lundi 17 février.

 

Aujourd’hui, le FESTIMA est la plus grande manifestation du genre en Afrique. Toute chose qui rehausse l’image du Burkina. Mieux, c’est une manifestation d’envergure internationale qui mobilise de nombreux touristes vers Dédougou, et permet de générer des devises pour le secteur touristique burkinabè. Aux touristes, s’ajoutent de nombreux opérateurs économiques et autres artisans qui viendront faire la promotion de leurs articles à Dédougou. « Donc, c’est un évènement majeur qui va compter au niveau du développement économique d’abord de la région, mais aussi pour le pays », soutient Tankien Dayo, le secrétaire exécutif de l’Association pour la sauvegarde des masques et des arts (ASAMA).

 

ASAMA, consultant accrédité par l’UNESCO

A travers cette manifestation, l’Association pour la sauvegarde des masques et des arts (ASAMA) entend contribuer à la sauvegarde des traditions de masques en Afrique. Ce festival s’inscrit en droite ligne avec la philosophie de l’UNESCO en matière de sauvegarde du patrimoine culturel. C’est d’ailleurs à ce titre que l’ASAMA a été accréditée en 2012, par l’UNESCO pour assurer des fonctions consultatives auprès du comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

 

La 12e édition du FESTIMA est placée sous le signe de la célébration du 10e anniversaire de la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Il porte sur « masque, dialogue culturel et pais en Afrique ». Ce thème permettra de réfléchir et d’identifier des solutions pour promouvoir la viabilité et la durabilité du patrimoine culturel lié au masque africain dans un environnement marqué par la montée de l’extrémisme religieux, le terrorisme, doublé d’une crise identitaire dans certains pays de la sous-région.

 

Les innovations

La première innovation de la 12e édition du FESTIMA, c’est la durée. Pour la première fois, il s’étale sur une semaine contre 3, 4 ou 5 jours lors des précédentes éditions. Ensuite, la plupart des sociétés de masques invitées (que ce soit au niveau national ou africain) participe pour la première fois à cette fête. Cinq pays sont annoncés avec un total de 45 groupes. Il s’agit de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo, du Mali, de la Gambie et du Burkina Faso. L’une des innovations tient également à la place accordée aux échanges et réflexions autour de la mise en œuvre de la convention du patrimoine culturel immatériel en Afrique de l’Ouest. Ainsi, trois panels et deux grandes conférences sont au programme.

 

Le thème de l’édition de la présente édition est : « masque, dialogue culturel et paix en Afrique ». « Au vu de ce qui se passe dans certains pays de la sous-région, il est important qu’en tant qu’association, on s’implique pour que ces populations puissent avoir une approche qui s’inscrit dans une dynamique de paix  », explique Tankien Dayo, président du comité d’organisation du FESTIMA.

 

Sans les contributions en nature, le budget de l’édition 2014 est estimé à 60 millions de francs CFA.

 

Moussa Diallo

Source: Lefaso.net



18/02/2014
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